SOMMAIRE
SECTION THEMATIQUE
Mamadou KONE; Adjoba Marthe KOFFI-DIDIA
Résumé
L’émergence de la classe moyenne avec ses exigences de qualité a transformé le secteur de la grande distribution de produits vivriers. Dans ce contexte, SOCOFRAIS, grande enseigne de la distribution des produits vivriers locaux se positionne comme un acteur principal. Comment SOCOFRAIS s’approvisionne-t-il en produits vivriers locaux ? L’objectif du présent article est d’analyser les circuits d’approvisionnement de SOCOFRAIS. Pour atteindre cet objectif, la méthodologie adoptée est axée sur la recherche documentaire et une enquête de terrain. Les résultats permettent d’observer un positionnement commercial croissant de SOCOFRAIS dont l’offre repose sur une diversité de produits vivriers. La cartographie des zones d’approvisionnement fait voir des zones aussi proches que lointaines. Les résultats montrent aussi une diversité d’acteurs. Cet article met également en lumière deux configurations principales d’acheminement des produits vivriers à l’enseigne SOCOFRAIS. Il s’agit du circuit long et du circuit court intégrant producteurs, coopératives, grossistes urbains et plateformes de regroupement. Enfin, l’article montre plusieurs contraintes limitant l’ancrage des filières locales dans l’approvisionnement de SOCOFRAIS. Les plus importantes sont l’instabilité de l’offre locale et la faible contractualisation de SOCOFRAIS avec ses partenaires.
Mots clés : Côte d’Ivoire ; SOCOFRAIS ; supermarché ; approvisionnement des produits vivriers ; district d’Abidjan
Abstract
The rise of the middle class, with its demands for quality has transformed the food retail sector. In this context, SOCOFRAIS, a major distributor of local food products, has positioned itself as a key player. How does SOCOFRAIS source its local food products? The objective of this article is to analyze SOCOFRAIS’s supply chains. To achieve this objective, the methodology adopted focuses on documentary research and a field survey. The results reveal SOCOFRAIS’ growing market position, with its offering based on a diverse range of food products. The maps of supply areas shows both nearby and distant locations. The results also reveal a diversity of stakeholders. This article also highlights two main food supply chain configurations for SOCOFRAIS stores: the long supply chain and the short supply chain, which integrates producers, cooperatives, urban wholesalers, and consolidation platforms. Finally, the article reveals several constraints limiting the integration of local supply chains into SOCOFRAIS’s sourcing. The most significant are the instability of the local supply and SOCOFRAIS’s limited contractual relationships with its partners.
Keywords: Côte d’Ivoire, district of Abidjan, SOCOFRAIS, supermarket, food supply
Approvisionnement des supermarchés SOCOFRAIS en produits vivriers locaux dans le district d’Abidjan (Côte d’Ivoire)
Pacôme TSAMOYE; Guy Merlo MADOUNGOU NDJEUNDA
Résumé
Cette étude porte sur la disponibilité alimentaire dans l’Ogooué-Ivindo, une province située au nord-est du Gabon. La principale interrogation formulée est celle-ci : quel est l’état des lieux de la disponibilité alimentaire dans l’Ogooué-Ivindo ? Une question secondaire en découle : quels sont les obstacles à l’approvisionnement en denrées alimentaires dans cette province ? Cette étude a un double objectif. Il s’agissait aussi bien d’évaluer le niveau de consommation alimentaire dans cette partie du Gabon, que d’identifier et d’analyser les principales entraves à l’amélioration de l’offre alimentaire. Pour répondre à ces interrogations, une approche méthodologique à la fois qualitative et quantitative a été utilisée. A l’issue du traitement et de l’analyse des données obtenues, il apparait d’abord que la consommation alimentaire des populations est très irrégulière, la majorité des ménages éprouvant des difficultés à assurer trois repas quotidiens. Ensuite, il a été relevé qu’il existe des difficultés d’accès aussi bien physiques qu’économiques aux denrées alimentaires, impactant de fait négativement la sécurité alimentaire de ce territoire. Enfin, le secteur agricole de la province reste faiblement développé et caractérisé par une production réduite, des rendements en déclin et un faible niveau d’organisation.
Mots clés : Ogooué-Ivindo, Gabon, Disponibilité alimentaire, Production, Approvisionnement
Abstract
This study focuses on food availability in Ogooué-Ivindo, a province located in northeastern Gabon. The main question asked is: what is the current state of food availability in Ogooué-Ivindo? A secondary question arises from this: what are the obstacles to food supply in this province? This study has two objectives. It seeks both to assess the level of food consumption in this part of Gabon and to identify and analyse the main obstacles to improving food supply. To answer these questions, a methodological approach combining qualitative and quantitative methods was implemented. Following the processing and the analysis of the data obtained, it first emerged that the population’s food consumption is highly irregular, with the majority of households struggling to provide three meals a day. In addition, difficulties in accessing food, both physically and economically, were identified, negatively impacting food security in this region. Finally, the province’s agricultural sector remains underdeveloped and characterized by low production, declining yields and a weak level of organization.
Keywords: Ogooué-Ivindo, Gabon, Food availability, Production, Supply
La disponibilité alimentaire de l’Ogooué-Ivindo dans un étau : entre production insuffisante, difficultés d’approvisionnement et faible influence du port commercial d’Owendo/Libreville
Konan KRAMOH
Résumé
L’Année internationale des coopératives (2012) décrétée par l’Organisation des Nations Unies (ONU) a mis en évidence le rôle majeur des coopératives dans la lutte contre la faim. En Côte d’Ivoire, les coopératives de commerçants sont l’un des maillons essentiels du système alimentaire d’Abidjan en général et d’Abobo en particulier. La présente étude vise à analyser le rôle des coopératives de commerçants dans l’amélioration de l’accessibilité du vivrier dans la commune d’Abobo. La méthode de collecte des données repose sur la recherche documentaire, les entretiens avec les membres des coopératives, l’enquête par questionnaires et l’observation directe. Cette démarche méthodologique a permis d’identifier la répartition socio-spatiale, la stratégie d’approvisionnement de la commune en vivrier et la gestion des flux du vivrier dans l’espace communal d’Abobo.
Il ressort de l’analyse que la coordination des différentes activités par les coopératives de commercialisation de vivriers participe à l’amélioration de l’accessibilité physique et financière des produits vivriers des ménages de la commune d’Abobo et ceux des communes environnantes.
Mots-clés : Côte d’Ivoire, Abobo, Coopératives, Commercialisation, Accessibilité, Vivrier
Abstract
The International Year of Cooperatives (2012), declared by the United Nations, highlighted the major role of cooperatives in the fight against hunger. In Côte d’Ivoire, traders’ cooperatives are one of the essential links in the food value chain of Abidjan in general and Abobo in particular. This study aims to understand the role of traders’ cooperatives in improving access to food in the commune of Abobo. The data collection method is based on literature review, interviews with cooperative members, questionnaire surveys, and direct observation. This methodological approach made it possible to identify the socio-spatial distribution, the district’s food supply strategy, and the management of food flows within the commune of Abobo.
It appears that the coordination of various activities by food marketing cooperatives contributes to improving the physical and financial accessibility of food products for households in the commune of Abobo and surrounding areas.
Keywords: Côte d’Ivoire, Abobo, Cooperatives, Marketing, Accessibility, Food
Les coopératives de commerçants dans l’amélioration de l’accessibilité du vivrier dans la commune d’abobo
Kouakou Attien Jean-Michel KONAN
Résumé
La banane plantain constitue une ressource alimentaire et économique majeure pour les populations ivoiriennes depuis son introduction sur le territoire. A Bouaké, deuxième centre urbain de la Côte d’Ivoire après la métropole abidjanaise, la banane plantain fait partie des produits de grandes consommations pour les citadins. Pour le ravitaillement de cette population en perpétuelle croissance, une diversité d’acteurs anime le circuit de commercialisation entre producteurs et consommateurs au niveau des différents sites marchands.
La présente contribution vise à cerner le mode de fonctionnement des différents intermédiaires, maillon important du processus de distribution de la banane plantain à Bouaké, un aspect pourtant moins questionné par les chercheurs.
La méthode de travail de cette étude repose à la fois sur une approche qualitative et quantitative. L’exploitation approfondie d’une littérature sur la banane plantain et des enquêtes de terrain (observation, entretien et questionnaire) ont été menées auprès des acteurs œuvrant dans le domaine du plantain.
Il ressort des investigations que Bouaké est le deuxième centre urbain de forte consommation de la banane plantain en Côte d’Ivoire. Cette forte consommation s’explique par la forte population à nourrir (plus 800 000 habitants), la production de la banane plantain dans la région et l’entrée du plantain dans les habitudes alimentaires des populations de Bouaké. Aussi, les espaces de vente du plantain dans la ville se partagent depuis quelques années entre site traditionnel (les marchés) et site moderne (supermarchés et e-commerce) avec une diversité d’acteurs composés de grossistes et détaillants aux modes de vente différents.
Mots clés : Bouaké, commercialisation, banane plantain, acteurs commerciaux, espace urbain
Abstract
Plantain bananas have been a major food and economic resource for the Ivorian population since their introduction to the country. In Bouaké, the second largest urban center in Côte d’Ivoire after the capital city of Abidjan, plantains are one of the most widely consumed staple foods by city dwellers. To supply this ever-growing population, a variety of actors drive the marketing chain between producers and consumers at various market sites.
This paper aims to identify how the various intermediaries operate, as they are an important link in the plantain distribution process in Bouaké, an aspect that has been less explored by researchers.
The methodology of this study is based on both a qualitative and quantitative approach. An in-depth review of the literature on plantain bananas and field surveys (observation, interviews, and questionnaires) were conducted with actors working in the plantain sector.
Investigations show that Bouaké is the second largest urban center for plantain bananas consumption in Côte d’Ivoire. This high consumption is explained by the large population to feed (more than 800,000 inhabitants), plantain production in the region, and the integration of plantains into the diet of Bouaké’s population.. In addition, for several years now, plantain sales outlets in the city have been divided between traditional sites (markets) and modern sites (supermarkets and e-commerce), with a variety of players including wholesalers and retailers using varying sales methods.
Keywords : Bouaké, marketing, plantain, commercial actors, urban space
Commercialisation de la banane plantain dans l’espace urbain de Bouaké : une diversité d’acteurs aux modes différents dans le circuit de vente
Koly Noël Catherine KOLIÉ
Résumé
La présente étude se propose d’analyser le rôle que joue le port de Yoro dans l’approvisionnement des marchés de Brazzaville en poissons frais d’eau douce. En effet, le port de Yoro est le point de rupture de charge des produits vivriers en provenance de la partie nord du pays sur le fleuve Congo. La démarche méthodologique adoptée pour réaliser cette étude s’appuie sur la recherche documentaire, les enquêtes de terrain et le traitement des données. Elle a été réalisée en mai 2025 au port de Yoro sur la base d’un échantillon de 106 acteurs choisi de façon aléatoire, dont 54 détaillants, 35 grossistes et 17 transporteurs. Les résultats de cette étude montrent que les marchés de Brazzaville à partir du port de Yoro sont approvisionnés par des commerçants jeunes dont la tranche d’âge la plus représentative varie entre 30-35 ans (35 %) ; plus de la moitié de ces acteurs vivent en union libre (55 %) en raison de leur maigre revenu. Les poissons frais d’eau douce, vendus au port de Yoro, proviennent de plusieurs bassins de production. Plusieurs circuits de vente sont utilisés par les acteurs pour écouler leurs produits sur les marchés de Brazzaville. Les commerçants qui animent ce commerce font face à plusieurs difficultés (sur les bassins de production, lors d’acheminement, au port de Yoro et sur les Marchés de Brazzaville.
Mots clés : Brazzaville, Port de Yoro, Marchés, Ravitaillement, Circuits commerciaux, Poissons d’eau douce.
Abstract
This study aims to analyze the role of the port of Yoro in supplying Brazzaville markets with freshwater fish. Indeed, the port of Yoro is the breakpoint for food products arriving from the northern part of the country on the Congo River. The methodological approach adopted to conduct this study is based on documentary research, field surveys and data processing. It was carried out in May 2025 at the port of Yoro using a randomly selected a sample of 106 actors, including 54 retailers, 35 wholesalers and 17 transporters. The results of this study show that the markets of Brazzaville from the port of Yoro are supplied by young traders whose most representative age group varies between 30-35 years (35%); more than half of these actors live in common-law relationships (55%) due to their low income. The fresh freshwater fish sold at the port of Yoro come from several production basins. Several sales channels are used by stakeholders to sell their products in Brazzaville’s markets. The traders who run this trade face several challenges (in the production areas, during transport, at the Port of Yoro, and in the Brazzaville markets).
Keywords : Brazzaville, Port of Yoro, Markets, Supplies, Trade channels, Freshwater fish.
Approvisionnement des localités de la Guinée Forestière en produits agroalimentaires du marché de Manakwely à N’Zérékoré
Approvisionnement des localités de la Guinée Forestière en produits agroalimentaires du marché de Manakwely à N’Zérékoré
Chelmyh Duplosin LINGUIONO
Résumé
La présente étude se propose d’analyser le rôle que joue le port de Yoro dans l’approvisionnement des marchés de Brazzaville en poissons frais d’eau douce. En effet, le port de Yoro est le point de rupture de charge des produits vivriers en provenance de la partie nord du pays sur le fleuve Congo. La démarche méthodologique adoptée pour réaliser cette étude s’appuie sur la recherche documentaire, les enquêtes de terrain et le traitement des données. Elle a été réalisée en mai 2025 au port de Yoro sur la base d’un échantillon de 106 acteurs choisi de façon aléatoire, dont 54 détaillants, 35 grossistes et 17 transporteurs. Les résultats de cette étude montrent que les marchés de Brazzaville à partir du port de Yoro sont approvisionnés par des commerçants jeunes dont la tranche d’âge la plus représentative varie entre 30-35 ans (35 %) ; plus de la moitié de ces acteurs vivent en union libre (55 %) en raison de leur maigre revenu. Les poissons frais d’eau douce, vendus au port de Yoro, proviennent de plusieurs bassins de production. Plusieurs circuits de vente sont utilisés par les acteurs pour écouler leurs produits sur les marchés de Brazzaville. Les commerçants qui animent ce commerce font face à plusieurs difficultés (sur les bassins de production, lors d’acheminement, au port de Yoro et sur les Marchés de Brazzaville.
Mots clés : Brazzaville, Port de Yoro, Marchés, Ravitaillement, Circuits commerciaux, Poissons d’eau douce.
Abstract
This study aims to analyze the role of the port of Yoro in supplying Brazzaville markets with freshwater fish. Indeed, the port of Yoro is the breakpoint for food products arriving from the northern part of the country on the Congo River. The methodological approach adopted to conduct this study is based on documentary research, field surveys and data processing. It was carried out in May 2025 at the port of Yoro using a randomly selected a sample of 106 actors, including 54 retailers, 35 wholesalers and 17 transporters. The results of this study show that the markets of Brazzaville from the port of Yoro are supplied by young traders whose most representative age group varies between 30-35 years (35%); more than half of these actors live in common-law relationships (55%) due to their low income. The fresh freshwater fish sold at the port of Yoro come from several production basins. Several sales channels are used by stakeholders to sell their products in Brazzaville’s markets. The traders who run this trade face several challenges (in the production areas, during transport, at the Port of Yoro, and in the Brazzaville markets).
Keywords : Brazzaville, Port of Yoro, Markets, Supplies, Trade channels, Freshwater fish.
Le port de Yoro porte de ravitaillement des marches de Brazzaville en poissons frais d’eau douce (république du Congo)
Attouoman Nicolas SEAKA; Vakaramoko BAMBA
Résumé
La ville d’Agboville est accessible aussi bien par les rails que par la route. En raison de cette position géographique, on note une méconnaissance des moyens de transport utilisés dans son approvisionnement en produits vivriers. L’objectif de cet article est d’identifier les différents moyens de transport utilisés pour l’approvisionnement et la redistribution des produits vivriers dans cette ville. La méthodologie utilisée pour cette étude est basée sur l’observation directe, la revue bibliographique et l’enquête de terrain. Les résultats montrent que plusieurs moyens de transport sont mobilisés pour pourvoir cette localité en produits vivriers. Au niveau de l’approvisionnement de la ville d’Agboville, les commerçants font recours aux camions, minicars et camionnettes. La redistribution du vivrier à l’intérieur de la ville est assurée par les tricycles, les brouettes, les taxis communaux, les charrettes et le portage sur la tête.
Mots clés : Agboville, moyen de transport, approvisionnement, redistribution, vivrier
Abstract
The city of Agboville is accessible by both rail and road. Due to its geographical location, there is a lack of knowledge about the means of transport used to supply the town of Agboville with food products. The aim of this article is to identify the different means of transport used for the supply and redistribution of food products in the this town. The methodilogy used for this study is based on direct observation, literature review and field research. The results show that several means of transport are used to supply this locality with food products. To supply the city of Agboville, traders use trucks, minibuses and vans. The redistribution of food products within the city is carried out by tricycles, wheelbarrows, communal taxis, carts and head-carrying.
Keywords : Agboville, means of transport, supply, redistribution, food crops
Les moyens de transport dans l’approvisionnement et la redistribution de la ville d’Agboville en produits vivriers
Kopeh Jean-Louis ASSI ; Kouassi Guillaume N’GUESSAN ; Kouakou Toussaint KRA
Résumé
Le parc National de la Marahoué avait pour vocation d’assurer la sauvegarde des espèces faunistiques et floristiques. Malheureusement, la convoitise que lui vouent les populations l’a transformé au fil des ans en un réceptacle de projets agricoles, lui attribuant ainsi de nouvelles fonctions jadis interdites. Aujourd’hui, ce parc est le pilier de la sécurité alimentaire pour les populations environnantes et dans une certaine mesure pour la région de la Marahoué. Dès lors, il contribue à l’approvisionnement en vivres des marchés urbains de la ville de Bonon. Partant de cela, la présente étude vise à connaître l’apport du parc national de la Marahoué dans l’approvisionnement des marchés de Bonon en produits vivriers. Ainsi, 140 personnes ont été interrogées, dont 106 résidant à l’intérieur du parc et 34 dans l’espace urbain de Bonon. À cette enquête s’ajoute l’utilisation de nouvelles technologies de traitement de l’information géographique, notamment la télédétection. Les résultats obtenus font état d’un développement exponentiel des activités agricoles au sein du parc. En 1988, les espaces dévolus à l’agriculture occupaient 11 931,09 ha (soit 24,4 % des surfaces occupées) contre 46 442,1 ha (soit 95,17 %) en 2023. Cette agriculture structure l’organisation d’importants marchés de vivriers dans la ville de Bonon et de plusieurs autres localités de la région. Les produits agricoles issus du parc sont le socle de la sécurité alimentaire des localités environnantes, entraînant malheureusement une dégradation accrue du parc.
Mots-clés : sous-préfecture de Bonon, parc National de la Marahoué, Aire protégée, Grenier, anthropisation
Abstract
The Marahoué National Park was created to protect wildlife and plant species. Unfortunately, over the years, local communities’ desire to exploit its resources transformed it into a hub for agricultural projects, giving it new functions that were previously prohibited. Today, the park is the cornerstone of food security for the surrounding populations and, to some extent, for the Marahoué region. To this end, it contributes to supplying food to the urban markets of the city of Bonon. Based on this, the present study aims to determine the contribution of the Marahoué National Park to the supply of food products to the markets of Bonon. To this end, 140 people were interviewed, including 106 living inside the park and 34 in the urban area of Bonon. In addition to this survey, new technologies for processing geographic information, particularly remote sensing, were used. The results show an exponential development of agricultural activities within the park. In 1988, the area devoted to agriculture covered 11,931.09 ha (24.4% of the total area), compared with 46,442.1 ha (95.17%) in 2023. This agricultural activity structures the organization of important food markets in the town of Bonon and several other localities in the region. Agricultural products from the park are the basis of food security for the surrounding localities, unfortunately leading to increased degradation of the park.
Keywords: Sub-prefecture of Bonon, Marahoué National Park, Protected area, Granary, human impact
Parc national de la Marahoué : d’une aire protégée à un grenier pour la Sous-préfecture de Bonon
Issouf SORO; Gué Pierre GUELE; Atsé Laudose Miguel ELEAZARUS
Résumé
Daloa est l’une des principales villes de l’actuel front pionnier de la Côte d’Ivoire. La ville est marquée dans son processus d’urbanisation par une forte présence de populations migrantes à la recherche d’un mieux-être. Toutefois, le manque d’emploi et la paupérisation conduisent les migrants à se tourner vers des activités de « survie », comme l’agriculture urbaine. Cette étude vise à appréhender le rôle de l’agriculture urbaine dans l’insertion socioprofessionnelle des populations migrantes dans la ville. Elle a nécessité une enquête auprès de 80 agriculteurs urbains migrants à partir de la méthode accidentelle en vue d’analyser l’organisation fonctionnelle de l’activité et les effets socioéconomiques qui en découlent. Les résultats montrent que le maraîchage et le vivrier sont les types de cultures développés principalement dans les marécages (83 %) et sur les terrains nus (17 %) suivant le système d’association de cultures (51 %) et de monoculture (49 %). Cette agriculture urbaine est guidée par la rentabilité pour 52,5 % des populations migrantes, le manque d’emploi pour 37,5 % et par la passion pour 10 %. Elle est certes une source de revenus, mais elle est confrontée à une crise d’insécurité foncière à travers son caractère informel.
Mots-clés : Daloa, agriculture urbaine, effets socioéconomiques, populations migrantes, types de cultures.
Abstract
Daloa is one of the major cities of the current pionieer front of Côte d’Ivoire’s. The city’s urbanization process is characterised by the presence of large numbers of migrants seeking a better life. However, the lack of employment opportunities and poverty are causing migrants to turn to ‘survival’ activities, such as urban agriculture. This study aims to understand the role of urban agriculture in the socio-professional integration of migrant populations in Daloa. A survey of 80 migrant urban farmers was conducted using the accidental method to analyse the functional organisation of the activity and its socio-economic effects. The results revealed that market gardening and food crop cultivation were the predominant activities, primarily carried out in swamps (83%) and on bare land (17%), employing a system of crop rotation (51%) and monoculture (49%). Profitability was the main driver for 52.5% of the migrant populations, lack of employment for 37.5%, and passion for 10%. While it is certainly a source of income, it faces a crisis of land insecurity due to its informal nature.
Keywords: Daloa, urban agriculture, socio-economic effects, migrant populations, types of crops.
L’agriculture urbaine dans l’insertion socioprofessionnelle des populations migrantes à Daloa (centre-ouest de la Côte d’Ivoire)
SECTION VARIA
Abdoulaye SAWADOGO; Nadège COMPAORE; Enrique LANZ OCA; B. Ibrahim MOHAMED
Résumé
Le présent article traite des facteurs compromettant l’efficacité des énergies renouvelables, étant donné que l’avenir de notre planète en dépendra. La transition vers les énergies renouvelables fait partie de l’agenda mondial de réduction du dioxyde de carbone et d’autres polluants des gaz à effet de serre. Les chercheurs ont souligné que l’exploitation des combustibles fossiles est l’un des principaux facteurs d’émission de gaz à effet de serre par l’industrialisation, les transports et la croissance rapide des villes du monde. L’analyse de l’efficacité de la production d’énergie renouvelable, en particulier de l’hydroélectricité, est un facteur crucial pour les progrès futurs vers une utilisation à grande échelle des énergies renouvelables.
Cependant, l’étude a révélé que les principaux facteurs compromettant l’efficacité de l’hydroélectricité sont l’augmentation de la population et sa demande en eau potable et les besoins en électricité. A ces faits, s’ajoutent l’aménagement des zones humides pour augmenter la production ainsi que le flux de migration qui surchargera les zones du bassin. Ce flux migratoire compromet à court et à long terme l’objectif du barrage hydroélectrique bien que celui-ci ait un impact socio-économique positif. La deuxième constatation est que le changement climatique va exacerber la disponibilité de l’eau par la diminution des tendances pluviométriques et une augmentation de l’évapotranspiration dans la zone du barrage. Par conséquent, la pression future des activités humaines dans le bassin est un défi à relever pour que le barrage hydroélectrique de Samandéni soit plus résilient à l’impact du changement climatique.
Mots Clés : Bassin de Samandéni, barrage hydroélectrique, bassin de la Volta, Changements Globaux
Abstract
This article discusses the factors that hinder the efficiency of renewable energy, as the future of our planet will depend on it. The transition to renewable energy is part of the global agenda to reduce carbon dioxide and other greenhouse gas pollutants. Researchers pointed out that the exploitation of fossil fuels is one of the main drivers of greenhouse gas emissions through industrialization, transportation, and the rapid growth of the world’s cities. Analyzing the efficiency of renewable energy production, especially hydropower, is a crucial factor for future progress towards large-scale use of renewable energy.
However the study revealed that the main factors compromising the efficiency of hydropower are the increase in population and its demand for drinking water and electricity. Added to these are the development of wetlands to increase production and the migration flows that will overload the areas of the basin. This migration flow compromises the hydroelectric dam’s short- and long-term objectives, despite its positive socio-economic impact. The second finding is that climate change will exacerbate the problem of water availability through decreased rainfall patterns and an increase in evapotranspiration in the dam area. Therefore, the future pressure of human activities in the basin is a challenge to be addressed for the Samandéni hydroelectric dam to be more resilient to the impact of climate change.
Keywords: Samandéni basin, hydroelectric dam, Volta basin, Global Change
Les changements globaux et leurs impacts sur l’efficacité des énergies renouvelables : le projet de production d’hydroélectricité dans le barrage de Samandéni au Burkina Faso
Les changements globaux et leurs impacts sur l’efficacité des énergies renouvelables : le projet de production d’hydroélectricité dans le barrage de Samandéni au Burkina Faso
Dossou Edouard AKPINFA ; Luc Ogousinya BIAOU CHABI ; Babatundé Eugène OGUIDI
Résumé
La recherche met en relief l’impact de l’accès aux énergies renouvelables sur les conditions de vie des femmes en milieu rural. L’accès à l’énergie est un levier pour améliorer les conditions de vie des femmes rurales. Les énergies renouvelables et durables sont l’une des opportunités pour transformer la vie, les économies et la planète, selon les objectifs de développement durable. L’approche méthodologique adoptée pour cette recherche s’articule autour des enquêtes de terrain, des entretiens avec les acteurs locaux et 120 femmes rurales. Le traitement des données a été fait essentiellement à l’aide des logiciels Word 2010 pour le traitement du texte, Excel 2010, pour la réalisation des tableaux et graphiques, Arc-GIS 10.1 pour le traitement cartographique. L’analyse des résultats a été faite grâce au modèle SWOT. Les résultats obtenus révèlent que les femmes enquêtées font un usage simultané de sources d’énergie dans les arrondissements de Azohoue-Aliho (31,7 %), de Azohoué-Cada (22,3 %) et de Tori-Cada (13,5 %). Les activités économiques que mènent les femmes en milieu rural ont connu une nette amélioration grâce à l’accès aux énergies renouvelables. Les activités de services ont aussi connu un essor selon 41 % des femmes enquêtées. 26 % des activités de l’artisanat et 20 % des activités du commerce ont vu une nette amélioration dans les villages enquêtés de la commune de Torri-Bossito. L’accès aux énergies renouvelables dans la commune a un impact significatif sur l’éducation des filles en milieu rural et contribue à l’épanouissement et l’autonomisation des femmes rurales.
Mots clés : Tori-Bossito, impact, accès, énergie renouvelable, femmes rurales.
Abstract
The research highlights the impact of access to renewable energy on the living conditions of women in rural areas. Access to energy is a key factor for improving the living conditions of rural women. Renewable and sustainable energy is one of the opportunities for transforming lives, economies, and the planet, in line with the Sustainable Development Goals. The methodological approach adopted for this research is based on field surveys, interviews with local actors, and 120 rural women. Data processing was mainly carried out using Word 2010 for text processing, Excel 2010 for tables and graphs, and Arc-GIS 10.1 for cartographic processing. The results were analyzed using the SWOT model. The results show that the women surveyed use multiple energy sources in the districts of Azohoue-Aliho (31.7%), Azohoué-Cada (22.3%), and Tori-Cada (13.5%). The economic activities undertaken by women in rural areas have improved significantly thanks to access to renewable energy. Service activities have also expanded, according to 41% of the women surveyed. 26% of craft activities and 20% of trade activities have seen a significant improvement in the villages surveyed in the commune of Torri-Bossito. Access to renewable energy in the commune has a significant impact on the education of girls in rural areas and contributes to the development and empowerment of rural women.
Key words: Tori-Bossito, impact, access, renewable energies, rural women.
Impact de l’accès aux énergies renouvelables sur les conditions de vie des femmes rurales de la commune de Tori-Bossito, au Sud Bénin
Henri Marcel SECK; El hadji Balla DIEYE; TIDIANE SANE; Bonoua FAYE
Résumé
Cette étude vise à contribuer aux divers travaux élaborés sur les transformations et les dynamiques spatio-temporelles des paysages dans les régions minières. Ainsi, elle porte un intérêt particulier à l’activité d’extraction de sables titanifères menée par la société Grande Côte Opération (GCO), qui se trouve au nord du Sénégal. L’objectif est de saisir les éléments qui expliquent l’évolution des paysages autour de cette entreprise minière. Dans le but d’atteindre cet objectif, la cartographie de l’usage du sol par télédétection a été adoptée. Dans ce cadre, les cartes d’usage des sols, qui décrivent la couverture biophysique des terres exposées, sont cruciales pour la cartographie de l’évolution des carrières. L’élaboration de ces cartes sur toute l’étendue de la zone d’étude repose sur des informations provenant des satellites. On utilise une méthode de télédétection qui repose sur le traitement et l’interprétation des images Landsat (1973, 1985 et 2021) grâce aux logiciels Envi Classic 5.6 et ArcMap 10.8. L’analyse de ces images a généralement produit des précisions satisfaisantes. Les observations indiquent une tendance globale de régression de la végétation, des sols, de la zone de maraîchage et de la mare au bénéfice des activités humaines (verger, constructions, autres zones agricoles et carrières). De ce fait, les carrières, les bâtis, les vergers et les zones cultivées ont subi une augmentation progressive de 1713,54 % ; 696,78 % ; 100,88 % respectivement, au détriment des sols dénudés (71,8 %), autres types de végétation (82,14 %), zones de maraîchage (90,98 %) et mares (82,77 %). En 2021, la carrière de la Grande Côte Opération (GCO) couvrait 1858,68 ha, soit 10,71 % de l’espace cartographié. Toutefois, cette dynamique découle de l’interaction de divers facteurs naturels et anthropiques. Du fait des nombreuses incidences, la société GCO fait face à des pressions importantes pour plus de responsabilité et de transition vers une gestion environnementale durable. La GCO, implantée sur le littoral du département de Tivaouane, dans les environnants du village de Diogo, procède d’abord au remblai progressif des sites après extraction du minerai et ensuite à leur verdissement.
Mots clés : Tivaouane, Darou Khoudoss, littoral, exploitation minière à ciel ouvert, impact, environnement.
Abstract
This study aims to contribute to the various works on the transformations and spatiotemporal dynamics of landscapes in mining regions. It thus takes a particular interest in the extraction of titanium-rich sands carried out by the company Grande Côte Opération (GCO), located in northern Sénégal. The goal is to understand the factors that explain the evolution of landscapes around this mining operation. To achieve this objective, land use mapping through remote sensing was used. In this context, land use maps, which describe the biophysical cover of exposed lands, are crucial for mapping the evolution of quarries. The creation of these maps covering the entire study area relies on information from satellites. A remote sensing method is used, based on the processing and interpretation of Landsat images (1973, 1985, and 2021) using Envi Classic 5.6 and ArcMap 10.8 software. The analysis of these images generally produced satisfactory accuracy. Observations indicate an overall trend of regression of vegetation, soils, market gardening areas, and ponds in favor of human activities (orchards, constructions, other agricultural areas, and quarries). As a result, quarries, built-up areas, orchards, and cultivated areas experienced a progressive increase of 1 713.54%, 696.78%, and 100.88%, respectively, at the expense of bare soils (71.8%), other types of vegetation (82.14%), market gardening areas (90.98%), and ponds (82.77%). In 2021, the Grande Côte Opération (GCO) quarry covered 1,858.68 ha, representing 10.71% of the mapped area. However, this dynamic stems from the interaction of various natural and anthropogenic factors. Due to numerous incidents, the GCO company is facing significant pressure for greater responsibility and a transition towards sustainable environmental management. GCO, located on the coast of the Tivaouane department, in the vicinity of the village of Diogo, first carries out the progressive backfilling of sites after ore extraction and then their revegetation.
Keywords : Tivaouane, Darou Khoudoss, coastline, open-pit mining, impact, environment
Mutations environnementales de l’exploitation minière à ciel ouvert sur le littoral de la commune de Darou Khoudoss (Sénégal)
Thomas Mathieu DIABIA ; Bi Sehi Antoine TAPE ; Drissa TRAORE ; Pisseté Guy-Serge OUATTARA
Résumé
En Côte d’Ivoire c’est environ 78 % de la population nationale, dont 92 % pour le milieu urbain et 67 % pour le milieu rural qui dispose d’une source d’eau améliorée en 2020. Ce taux de couverture cache des disparités au sein des ménages urbains. En effet, plusieurs ménages de la ville de Bonon peinent encore à avoir de l’eau potable en qualité et en quantité malgré la présence du réseau d’adduction en eau potable. Cette étude pose le problème de facteurs responsables de l’accès difficile en eau potable dans la ville de Bonon. Elle a pour objectif d’identifier les principaux facteurs limitant l’accès à l’eau potable dans la ville de Bonon. L’approche méthodologique utilisée est basée sur la recherche documentaire et la collecte des données à travers l’observation directe et les entretiens (directs et indirects) et les techniques d’analyse des résultats. Les résultats obtenus montrent que la croissance démographique et l’étalement spatial rapide entrainent une desserte en eau potable discontinue à Bonon. La population est passée de 28 140 habitants en 1998 à 111 800 habitants en 2021 et l’espace urbain a évolué de 172,5 ha en 1992 à 630 ha en 2022. Par ailleurs, les infrastructures d’accès à l’eau potable ne connaissent pas une évolution à défaut d’investissement conséquent et sont limitées aux quartiers centraux. Face à une demande journalière en eau potable de 5 593 m3, la production n’est qu’égale à 396 m3/jour.
Mots clés : Bonon, accès difficile, eau potable, facteurs limitants
Abstract
In Côte d’Ivoire, approximately 78% of the national population, including 92% in urban areas and 67% in rural areas had access to an improved water source in 2020. This coverage rate masks disparities within urban households. Indeed, many households in the town of Bonon are still struggling to obtain sufficient safe drinking water in quality and quantity, despite the presence of a drinking water supply network. This study examines the factors responsible for the limited of access to drinking water in the town of Bonon. Its aim is to identify the main factors hindering access to drinking water in the city. The methodological approach used is based on documentary research and data collection through direct observation and interviews (direct and indirect) and techniques for analyzing the results. The results show that demographic growth and rapid spatial sprawl are leading to a discontinuous supply of drinking water in Bonon. The population has increased from 28,140 in 1998 to 111,800 in 2021, and the urban area expanded from 172.5 ha in 1992 to 630 ha in 2022. In addition, the infrastructure providing access to drinking water has not improved due to a lack of substantial investment, and is limited to the central neighborhoods. Faced with a daily demand for drinking water of 5,593 m3, production is only equal to 396 m3/day.
Key words: Bonon, difficult access, drinking water, limiting factors
Facteurs limitant l’accès à l’eau potable dans la ville de Bonon (centre-ouest Ivoirien)
Adama OUEDRAOGO
Résumé
En dépit des interventions de l’Etat burkinabè et ses partenaires pour améliorer les conditions de vie des personnes déplacées internes (PDI), l’accès de ces derniers à l’eau potable demeure un grand défi à relever. L’objectif de cette étude est d’analyser l’accès à l’eau potable des ménages de ce groupe spécifique par rapport aux autres ménages au Burkina Faso. A cet effet, nous avons utilisé les données validées de l’enquête nationale sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Nous avons collecté ces données auprès de 11 493 ménages dont 3 000 ménages de PDI dans toutes les régions du pays et les avons traitées à l’aide des logiciels Excel, STATA et R. L’étude a produit des résultats dont les plus marquants sont les suivants : le taux d’accès à l’eau potable des ménages présente des disparités selon le statut du ménage. Selon les niveaux de service calculés, seulement 0,21 % des ménages totalement PDI ont un accès à l’eau potable gérée en toute sécurité contre 11,79 % chez les ménages ordinaires. Nous avons donc analysé les principaux facteurs de l’accès à l’eau potable géré en toute sécurité. Il s’agit de : la disponibilité de sources d’eau améliorées, la distance/temps d’approvisionnement en eau potable, la continuité du service d’eau potable, la qualité de l’eau de boisson, les dépenses d’approvisionnement en eau. L’étude suggère entre autres, (i) la mise en place d’un mécanisme de ciblage des interventions des acteurs en vue de les rationaliser et de réduire les inégalités, (ii) le renforcement de l’offre de services en vue de réduire les distances parcourues et le temps mis pour l’approvisionnement en eau potable et (iii) la mise en place d’une politique tarifaire plus favorable au milieu rural et aux populations défavorisées.
Mots clés : Burkina Faso, PDI, eau potable, ménage
Abstract
Despite interventions by the Burkinabe government and its partners to improve the living conditions of internally displaced persons (IDPs), their access to drinking water remains a major challenge. The objective of this study is to analyse the access to drinking water of households in this specific group in comparison with other households in Burkina Faso. To this end, we used validated data from the national survey on water, hygiene, and sanitation. We collected this data from 11,493 households, including 3,000 IDP households in all regions of the country, and processed it using Excel, STATA, and R software. The study produced the following key findings: there are disparities in household access to drinking water depending on household status. According to the service levels calculated, only 0.21% of households that are entirely IDPs have access to safely managed drinking water, compared to 11.79% of ordinary households. We therefore analysed the main factors affecting access to safely managed drinking water. These are: the availability of improved water sources, the distance/time required to obtain drinking water, the continuity of drinking water services, the quality of drinking water, and expenditure on water supply. Among other things, the study suggests: (i) establishing a mechanism for targeting interventions by stakeholders with a view to streamlining them and reducing inequalities, (ii) strengthening service provision to reduce the distances travelled and the time spent collecting drinking water, and (iii) introducing a pricing policy that is more favourable to rural areas and disadvantaged populations.
Keywords: Burkina Faso, IDPs, drinking water, household
Accès à l’eau potable des ménages de personnes déplacées internes au Burkina Faso : quelle appréciation par rapport aux autres catégories de ménages ?
Accès à l’eau potable des ménages de personnes déplacées internes au Burkina Faso : quelle appréciation par rapport aux autres catégories de ménages ?
Bintou Vanessa SOUMAHORO; Yaya DOSSO; Koffi Mouroufié KOUMAN
Résumé
Principal centre urbain de la région du Worodougou, Séguéla se caractérise par une forte consommation de produits halieutiques, faisant du fumage de poisson une activité qui mobilise un nombre important d’acteurs. Dans cette localité, la transformation du poisson frais en poisson fumé, ainsi que sa commercialisation, constituent une filière en pleine expansion. Le poisson fumé est particulièrement apprécié des populations en raison de sa saveur spécifique et de sa facilité de conservation ; ce qui lui confère un attrait économique certain. L’ampleur des activités qui en découlent et la diversité des acteurs impliqués justifient un intérêt scientifique particulier. Le présent article vise à analyser les effets socio-économiques du fumage de poisson dans la ville de Séguéla. Pour ce faire, une démarche méthodologique combinant approches qualitative et quantitative a été mobilisée. Elle repose sur une recherche documentaire et sur une enquête de terrain articulée autour de l’observation directe, de l’entretien et du questionnaire. Les résultats révèlent que le fumage de poisson à Séguéla fait intervenir une pluralité d’acteurs et concerne sept espèces principales, parmi lesquelles le magne (38 %), le chinchard (27 %) et le maquereau (22 %) dominent largement les volumes transformés et commercialisés. L’activité est exercée quasi exclusivement par des femmes et constitue une source d’emploi ainsi qu’un levier économique majeur. En effet, 68 % des actrices déclarent percevoir des revenus supérieurs au SMIG ivoirien. Par ailleurs, l’activité contribue à l’amélioration du bien-être des ménages en renforçant la sécurité alimentaire et en permettant aux actrices de satisfaire leurs besoins essentiels.
Mots-clés : Fumage, socio-économique, ressource halieutique, Séguéla, Côte d’Ivoire
Abstract
Séguéla is characterized by a high consumption of fish products, making fish smoking an activity that involves a significant number of stakeholders. In this locality, the processing of fresh fish into smoked fish, as well as its marketing, constitute a rapidly expanding sector. Smoked fish is particularly popular with the local population because of its specific flavor and ease of preservation, which gives it a definite economic appeal. The number of the activities and the diversity of the stakeholders involved justify particular scientific interest. This article aims to analyse the socio-economic effects of fish smoking in the town of Séguéla. To this end, a methodological approach combining qualitative and quantitative methods was used. It is based on literature review and a field survey centred on direct observation, interviews and questionnaires. The results reveal that fish smoking in Séguéla involves a variety of actors and concerns seven main species, among which magne (38%), chinchard (27%) and mackerel (22%) largely dominate the volumes processed and marketed. The activity is carried out almost exclusively by women and is a source of employment and a major economic driver. In fact, 68% of women involved in the activity report earning incomes above the Ivorian minimum wage. Furthermore, the activity contributes to improving household well-being by strengthening food security and enabling women to meet their basic needs.
Keywords : Séguéla, Côte d’Ivoire, Smoking, Socio-economic, Fisheries ressources
Effets socio-économiques de l’activité de fumage de poisson dans la ville de séguéla (centre ouest de la Côte d’Ivoire)
Guebri Lydie Chantal MADOU
Résumé
La présente contribution vise à montrer les raisons expliquant l’insécurité foncière dans le district autonome d’Abidjan. Les informations ont été collectées à partir de sources documentaires, d’enquête de terrain menée de juillet à août 2025 et l’outil Internet. Nous avons procédé à des interviews semi-directifs à la Direction de la Décentralisation et des Collectivités Locales, au Guichet Unique du Foncier, à la Direction des Affaires Juridiques et du Contentieux du Ministère de la Construction et au Conseil d’État. À partir du site Base Comoé du Conseil d’État, pour chaque mois et année, nous avons répertorié, dénombré et classé par catégorie les arrêts portant sur les litiges fonciers qui concernent le district d’Abidjan. Nous avons pris en compte 5 années (2020 à 2024) et le 1er trimestre de 2025. Le traitement des données à l’aide des logiciels Arc-Gis 10.2.1, Excel et Word a permis la réalisation de cartes, de tableaux, de graphiques et leur analyse. Les résultats des investigations révèlent que l’État a élaboré une législation et une réglementation foncières urbaines pour impulser le développement des villes ivoiriennes et sécuriser le foncier urbain. Toutefois, en dépit de l’existence de ces textes, le problème de la sécurisation foncière dans le district d’Abidjan persiste. Le système foncier ivoirien revêt un caractère hybride. De plus, les litiges fonciers prolifèrent et leurs causes sont variées. En effet, de 2020 au premier trimestre de 2025, sur 1 960 requêtes déposées au Conseil d’État, 77,60 % concernent le District Autonome d’Abidjan. Les arrêts sont classés en plusieurs catégories et 26 % portent sur l’annulation des actes.
Mots clés : Côte d’Ivoire, district autonome d’Abidjan, milieu urbain, sécurisation focnière
Abstract
This contribution aims to demonstrate the reasons for land insecuty in the Autonomous district of Abidjan. This information was collected from documentary sources, field surveys conducted from july to August 2025 and Internet tool. We conducted semi-directive interviews at the Direction de la Décentralisation et des Collectivités Locales, Guichet Unique du Foncier, Direction des Affaires Juridiques et du Contentieux du Ministère de la Construction and at Conseil d’État. From the Base Comoé website of the Conseil d’État, for each month and year, we listed, counted and categorized the court rulings concerning land disputes affecting the district of Abidjan. We considered 5 years (2020 to 2024) and the first quarter of 2025. Data processing using Arc-Gis 10.2.1, Excel and Word software enabled the creation of maps, tables, graphs and their analysis. The results of our investigations reveal that the government developed urban land legislation and regulations to boost the development of Ivorian cities and secure urban land. However, despite the existence of these texts, the problem of urban land persists in the district of Abidjan. The Ivorian land system is hybrid in nature. Moreover, land disputes are proliferating and their causes are varied. Indeed, from 2020 to the first quarter of 2025, out of 1960 applications filed with the Counseil d’état, 77,60% concern the Autonomous district of Abidjan, 26% of the judgments concern the annulment of acts.
Keywords : Côte d’Ivoire, Autonomous District of Abidjan, urban areas, land security
De la problématique de la sécurisation foncière en milieu urbain en Côte d’Ivoire : cas du district autonome d’Abidjan
Amadou COULIBALY; Abou DIABAGATE; Somilan Venceslas TOURE
Résumé
La ville d’Abidjan connaît une recrudescence des effondrements d’immeubles, symptôme manifeste d’un dysfonctionnement de la gouvernance urbaine et de l’adoption de pratiques de construction inappropriées. Cette étude mobilise une méthodologie mixte articulant approches qualitatives et quantitatives : observation directe, entretiens semi-directifs, questionnaires, ainsi qu’analyses de tableaux statistiques et de cartes réalisées à l’aide de logiciels spécialisés (Excel et QGIS). Les résultats mettent en exergue une concentration notable des effondrements dans les communes très peuplées telles que Yopougon, Abobo et Treichville. Les multiples causes identifiées sont : l’usage de matériaux de mauvaise qualité, les défaillances techniques, le non-respect des normes de construction et la corruption institutionnelle. Les conséquences, quant à elles, sont particulièrement lourdes avec les pertes en vies humaines, les traumatismes psychologiques, l’insécurité résidentielle, la précarisation économique et le renforcement des inégalités sociales. Ce phénomène témoignant des défaillances structurelles de la construction des immeubles révèle la vulnérabilité croissante des citadins face aux risques urbains et appelle à une réforme en profondeur du secteur de la construction en milieu urbain.
Mots-clés : Abidjan ; effondrement d’immeubles ; construction ; vulnérabilité urbaine
Abstract
The city of Abidjan is experiencing a resurgence of building collapses, a clear symptom of dysfunctional urban governance and the adoption of inappropriate construction practices. This study uses a mixed methodology combining qualitative and quantitative approaches: direct observation, semi-structured interviews, questionnaires, as well as statistical and cartographic analyses using specialized software. The results highlight a notable concentration of collapses in densely populated neighborhoods such as Yopougon, Abobo, and Treichville. The multiple identified causes are the use of low-quality materials, non-compliance with construction standards, technical failures, and institutional corruption. The consequences, in turn, are particularly severe: loss of human lives, psychological trauma, residential insecurity, economic precariousness, and the reinforcement of social inequalities. This phenomenon reflects the structural flaws in building construction that underscore the growing vulnerability of urban dwellers to risks and calls for a thorough reform of the urban construction sector.
Keywords: Abidjan; building collapse; construction; urban vulnerability
Abidjan à l’épreuve des effondrements d’immeubles
Faisale DAMIBA ; Aude NIKIEMA
Résumé
Au Burkina Faso, la capitale accueille, depuis plusieurs années, un nouveau profil de migrants. Il s’agit de Personnes Déplacées Internes (PDI). Ces populations ont fui leur village en raison de la dégradation sécuritaire vécue par le pays depuis 2015. Ouagadougou est une destination privilégiée pour les PDI, bien que leur présence y soit peu visible, en partie en raison des orientations institutionnelles visant à redistribuer les flux vers d’autres localités. Malgré l’absence d’aides accordées par les autorités, certaines familles se sont tout de même implantées dans la capitale dans des conditions précaires. Cet article vise à éclairer les pratiques de soins de ces populations. La méthodologie s’appuie sur une approche qualitative destinée à recueillir les témoignages précis sur les parcours de soins et comprendre les obstacles qui se posent. Les résultats montrent que dans les villages où ils résidaient avant de se réfugier dans la capitale, les PDI avaient recours au tradithérapeute et à l’automédication. Cette dernière demeure sur les sites d’arrivée alors que la consultation du médecin traditionnel disparaît au profit du conventionnel. Le renoncement aux soins est également observé. Le manque d’insertion urbaine et la construction de réseaux sociaux précaires justifient, en plus de faibles moyens financiers, ces nouvelles pratiques de soins.
Mots clés : Burkina Faso, Ouagadougou, recours aux soins, Personnes Déplacées Internes (PDI), offre de soins.
Abstract
For several years, Ouagadougou, the capital of Burkina Faso has been welcoming a new type of migrants: Internally Displaced Persons (IDPs). These people have fled their villages due to the deterioration in security in the country since 2015. Ouagadougou remains a preferred destination for internally displaced persons (IDPs), although their presence is not very visible, partly due to institutional directives aimed at redirecting flows toward other localities. Despite the lack of assistance from the authorities, some families have nevertheless settled in the capital city in precarious conditions. This article examines the healthcare practices of these populations. The methodology is based on a qualitative approach designed to collect specific testimonies on healthcare pathways and understand the obstacles encountered. The results show that in the villages where they resided before seeking refuge in the capital city, IDPs used traditional healers and self-medication. The latter remains common in the destination areas, while consultation with traditional healers is disappearing in favor of conventional medicine. The abandonment of healthcare is also observed. The lack of urban integration and the construction of precarious social networks, in addition to limited financial resources, justify these new healthcare practices.
Keywords: Burkina Faso, Ouagadougou, healthcare service, Internally Displaced Persons (IDPs), health care practice.
Recourir aux soins dans un contexte de mobilité forcée : les Personnes Déplacées Internes (PDI) à Ouagadougou
Fridaos LAWANI; Koku AVOUGLA; Komla EDOH
Résumé
Face à l’urbanisation rapide des villes africaines, la mobilité quotidienne constitue l’un des défis majeurs pour les populations urbaines. A Pagouda, une petite ville située au nord-est du Togo, dans la région de la Kara, les activités quotidiennes obligent les citadins à se déplacer au quotidien entre leur domicile et leur lieu de travail. Cette recherche a pour objectif d’analyser l’influence des activités sur la mobilité quotidienne des populations dans la petite ville de Pagouda. Pour y parvenir, une documentation a été mise à contribution, un échantillon de 184 personnes a été enquêté et 20 personnes-ressources interviewées. Le traitement des informations collectées a révélé que le secteur agricole représente l’activité majeure dans la petite ville de Pagouda et occupe 50,54 % des personnes enquêtées. Par contre, les fonctions administratives du public et du privé, principales raisons des déplacements quotidiens, regroupent 15,22 % de l’échantillon. Il ressort aussi de l’étude que la marche constitue le mode essentiel de déplacement dans cette petite ville.
Mots clés : Pagouda, Mobilité quotidienne, petite ville, accessibilité
Abstract
Faced with the rapid urbanization of African cities, daily mobility is one of the major challenges for urban populations. In Pagouda, a small town located in northeastern Togo, city dwellers move daily between their home and their workplaces. The objective of this research is to analyse the influence of urban activities on the daily mobility of the population in the small town of Pagouda. To achieve this, a sample of 184 people was surveyed, and 20 key informants were interviewed. The analysis of the survey data highlights the continued predominance of agriculture in Pagouda, which remains the main activity for half of the respondents (50.54%). In contrast, Public and private administrative positions, the main reasons for daily travel, account for 15.22% of the sample. The study also indicates that walking is the most common mode of transportation, which reflects both the small scale of the town and the limited availability of motorized options.
Keywords: Pagouda, Daily mobility, small town, accessibility
Activités et mobilise quotidienne à Pagouda, une petite ville au nord-est du Togo
Séraphin Pierre FOTIENHORO ; Kouassi Gilbert N’GUESSAN ; Mamoutou TOURE
Résumé
En Côte d’Ivoire, la définition de la ville relève d’un dispositif politico-administratif dont les fondements sont peu connus du grand public. La présente contribution s’appuie sur l’implication directe dans le processus de révision des critères de définition de l’urbain, engagé à la suite du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2021, pour éclairer les fondements, la méthodologie, les enjeux et les nouveaux indicateurs qui en découlent. Cette opération, en dehors de son caractère technocratique, est un processus conduit par l’Agence nationale de la Statistique (AnStat). Elle se base sur une architecture méthodologique et mobilise des experts pluridisciplinaires et des institutions spécialisées. Les discussions se fondent sur les logiques du peuplement et les dynamiques territoriales observées. Les résultats de cette révision favorisent non seulement une lecture affinée des données issues du recensement, mais améliorent la pertinence des analyses des statistiques des entités territoriales. Ils renforcent, en outre, la capacité des pouvoirs publics dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques plus adaptées à la compréhension des réalités nationales.
Mots-clés : Côte d’Ivoire, recensement national, villes, définition, urbanisation
Abstract
In Côte d’Ivoire, the definition of a city stems from a politico-administrative system whose foundations are not well known to the general public. This contribution is based on direct involvement in the process of revising the criteria for defining urban areas, initiated following the 2021 General Population and Housing Census, in order to shed light on the foundations, the methodology used, the stakes involved, and the new indicators that result from it. This process, far from being a technocratic operation is led by the National Statistics Agency (AnSat). It relies on a proven methodological framework involving multidisciplinary expertise and specialized institutions, with decisions based on settlement patterns and observed territorial dynamics. The results of this revision have major implications: they allow for a more refined interpretation of census data, improve the statistical relevance of territorial analyses, and strengthen the ability of public authorities to design and implement appropriate policies based on an updated understanding of national urban realities.
Keywords : Côte d’Ivoire, national census, cities, definition, urbanization
Approche méthodologique de révision des critères de définition de la ville et les nouveaux indicateurs de l’urbanisation en Côte d’Ivoire après le RGPH 2021
